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CAHIERS AVEC UN ❦

 

 



 

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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 22:54

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Depuis cet hiver je constate avec effarement que la peau de mon visage réussit le tour de force d'être à la fois mixte donc plutôt grasse disons le carrément  ET deshydratée.

 

Impossible de résoudre ce problème avec mes crèmes hydratantes bio. Je commençais à ne plus aimer mes rides bien mises en valeur par le manque d'hydratation de mon visage. 

 

Et puis comme d'habitude lorsque j'ai vraiment envie de trouver une solution, je l'ai eue sous les yeux, de diverses manières.

 

Une amie m'a d'abord parlé d'un livre qu'elle avait reçu à Noël sur les huiles essentielles. J'ai été fureter sur le net pour voir s'il existait des vidéos de l'auteur et lorsque j'ai vu l'état du visage de Danièle Festy, cela a fait tilt et j'ai décidé de me brancher sur les huiles naturelles et les huiles essentielles pour ma peau.

 

 

Quelques jours après, je suis tombée sur cette vidéo géniale de Julien Kaibeck.

 

Son site, Les essentiels de Julien regorge de bons conseils.


 

 

 

 

Je me suis souvenue du rituel de démaquillage des japonaises et des fameuses huiles avec une pépite d'or à l'intérieur, sans doute de chez Shu Uemura.

 

Il explique comment se démaquiller à l'huile et j'ai su que c'était LA solution pour moi.


Ce que j'ai compris c'est qu'une huile ne rendait pas la peau grasse mais au contraire pouvait la réguler et surtout, j'avoue que je sentais que traiter mon visage avec des huiles allait lui redonner ce côté repulpé et plein de santé que j'aime tant. (Le pire pour moi étant d'avoir une peau couverte de fond de teint pour camoufler la désydratation).

 

J'ai donc fait le ménage dans toutes mes crèmes et depuis que j'utilise trois produits très simples, ma peau a retrouvé son éclat.

 

 

 

Rituel du Soir:

 

1. Démaquillage avec la lotion micellaire de Bioderma. ( Je n'arrive pas encore à m'en passer, j'avoue )



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2. Deux pchitt d'Huile de Jojoba dans le creux de la main, puis j'applique en massant doucement mon visage.



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3. Un pchitt d'Huile de Rose musquée dans le creux de la main que j'applique ensuite autour du contour des yeux et sur mes lèvres.




Je l'achète chez " Peuples des Andes " 

15.50 €

(boutique en ligne géniale,

Olivia sa propriétaire est adorable !)

 

OU


Chez Caroline qui prépare une huile bio merveilleuse pour le visage.

Elle l'appelle la " Crème de jour ".

Elle coûte 9 €.

 

4. Je termine en massant mes mains, (j'entends mes ongles me dire merci) et le creux des coudes avec le surplus.

 

 

Je trouve que l'huile est assez rapidement absorbée donc cela ne me gène pas.

Si vous n'avez pas envie que votre chéri voit arriver ce qu'il va appeller "une marinade"  à ses côtés, vous pouvez suivre le conseil de Julien et appliquer une lotion florale. 

 

 

 

Rituel du  matin:

 

Au réveil, je nettoie mon visage en appliquant sur un disque en coton quelques gouttes d'huile de jojoba. Et je constate avec stupeur et tremblements, vu l'aspect de mon petit coton,  que mon visage a grandement besoin d'être nettoyé le matin.

 

Caroline vient de m'expliquer qu'avec les huiles, je nourrissais mon visage mais que je ne l'hydratais pas.

Et non, ce n'est pas la même chose et c'est en faisant un parallèle avec l'alimentation que j'ai saisi la différence.

 

Je vais donc ajouter la fameuse eau florale (de roses, je pense) conseillée également par Julien pour hydrater ma peau.


 

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Par Florence - Publié dans : BELLE ET ZEN - Communauté : Belle et Zen
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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 00:36

 

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Normalement lorsque je vais chez Gibert Jeune, je file direct au sous-sol m'approvisionner en cahiers et en carnets pour éviter d'être happée par tous ces livres merveilleux qui m'attendent et qui m'attirent.

 

Bref,

Carnets d'un voyageur taquin: 1            Florence: 0


 

Il avait été mis en valeur sur un comptoir grâce à sa présentation verticale et j'ai commencé à le feuilletter "pour voir" ...  J'ai été littéralement aspirée, par les images, par le ton des récits et par la mise en page très réussie.

 


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J'avais vu quelques vidéos de l'émission d'Antoine de Maximy et j'avais bien aimé son côté aventurier et culotté (tout ce que je ne suis pas).

 

Le livre a une autre dimension car il explique les dessous de l'émission, les difficultés et les doutes qu'il a souvent eus. C'est l'histoire d'un projet, simple et sans beaucoup de moyens au départ et qui prend ensuite de l'envergure.

 

 

Il boucle également les récits en racontant ce qu'il a compris d'une situation vécue et filmée avec le recul et les explications obtenus à son retour grâce à des amis qui peuvent lui traduire ce que disent ses hôtes ou qui connaissent bien le pays visité.

Par exemple, lors de son reportage au Maroc, il n'avait pas réussi à se faire inviter chez cet homme adorable dont la tache était de chauffer un hammam à Marrakech pendant 6 mois de l'année pour ensuite rentrer dans sa famille.

Il termine son reportage en disant: "Finalement, il m'aura fait faux bond".

Dans le livre il écrit qu'il a compris à posteriori que cet homme, plein de pudeur,  n'avait pas de maison et qu'il dormait dans la rue.

 

Il raconte comment il est souvent arrivé dans un pays avec tous les préjugés qu'il avait entendu avant son départ et que l'expérience sur place lui avait souvent prouvé qu'ils étaient faux. Oui, les ... sont rigolos. Oui, les ... sont accueillants etc.

 

 

J'ai souvent été stupéfaite devant son culot comme dans cet extrait du carnet en Chine:


" Au moment de ressortir [ de la cité interdite], je remarque que la police ne laisse passer les gens que dans un sens, vu la densité de la foule. Il faut faire le tour, au moins quatre kilomètres. je n'ai pas le temps !

Je vais donc voir un premier policier, qui me fait signe de rebrousser chemin. Alors je fais de grands gestes en parlant beaucoup, mais avec un grand sourire. Désarçonné, il a un mouvement embarassé pour me dire qu'il ne comprend pas.

Sans me départir de mon énergie, je vais voir un autre policier et je recommence mon manège. Même résultat.

J'en avise un troisième, qui ne sait pas non plus qu'elle attitude adopter.

J'ai trouvé la solution à mon problème: de policier en policier, je remonte la foule à contre courant, et lorsque j'arrive au dernier, je n'ai plus rien à lui dire puisque je suis dehors !"

 

 

Oui, il est rigolo, oui les images sont dépaysantes oui, il y a des photos de lui tout nu dans le bouquin, on ne voit pas grand chose, quelle déception. C'est page 215, mais ce livre m'a apporté autre chose.

 

Antoine de Maximy se frotte aux autres en permanence puisque son challenge est de réussir à se faire inviter gratuitement chez les gens, tout cela en les fimant et en se fimant lui même (il est tout seul, sans équipe technique).

 

 

Plus l'endroit est au milieu de nulle part et plus il aime, plus les situations sont imprévisibles et incongrues et plus cela l'enchante. Il raconte par exemple que l'assistante de production c'était trompée un jour, en prenant pour lui un billet pour Bucarest à la place de Budapest. Et bien pas de problème, au contraire, va pour Bucarest et vive l'imprévu !  

 

C'est un livre qui m'a connectée à l'énergie du lâcher-prise, du jeu, de l'humour face aux aléas de la vie de son auteur. Ce que cela apporte d'être totalement ouvert aux gens également.

 

Ce journaliste est authentique: il partage ses joies, ses doutes, ses plantages mais toujours avec un enthousiasme communicatif.

 

 

Le message le plus important que j'ai reçu est la manière qu'il a de se lancer dans la vie, vers les autres avec ses antennes largement déployées

En effet, il s'est souvent retrouvé isolé, quelques fois dans des situations dangereuses et il se fiait totalement à son ressenti qui lui disait de ne pas rester avec certaines personnes, de ne pas entrer dans certaines maisons, de partir vite lorsque le danger était très proche.

 

 

Je pars à l'aventure, j'accepte toutes les situations (blocages, problèmes techniques avec les caméras) dans un lacher prise total et même avec un enthousiasme débordant face à la nouveauté.

Je vais vers les autres avec mon ressenti et mon discernement branchés au maximum afin de me sentir toujours juste et en sécurité et je passe des moments de partage géniaux même lorsque nous ne parlons pas la même langue. La communication du coeur fonctionnant parfaitement bien dans ces cas là.


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C'est mon livre thérapeutique du moment :-)


Par Florence - Publié dans : LECTURE - Communauté : MON CHEMIN POUR ALLER MIEUX
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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 22:32

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En 2009, j'ai décidé de changer de vie : j'ai quitté une vie de femme au foyer, mère de famille nombreuse et j'ai décidé de me séparer du père de mes enfants.

 

J'étais totalement dépendante financièrement et il a fallu que je me mette à gagner ma vie.

 

En gros, j'avais deux options:

 

➜ Soit je me mettais à chercher un job alimentaire en paniquant un peu. (faire un job qui ne me plait pas forcément, courir tout le temps, m'occuper de mes enfants, de la maison, tout en digérant ma séparation, au secours ...)

 

➜ Soit je me faisais accompagner dans ce changement de vie.

 

J'ai choisi la deuxième solution et je me souviens encore de mes séances de coaching et de relaxation  pendant lesquelles j'ai appris à me poser, à me rebrancher sur moi, sur mon potentiel, mon intuition et mes envies profondes. Cette période a duré 2 ans.


J'ai souvent paniqué car ces envies n'arrivaient pas. Mon accompagnante me répétait : "Aie confiance en toi,  branche toi sur ce qui te plait, souviens toi de ce que tu adorais faire lorsque tu étais enfant, par exemple ".

 

Au bout d'un moment, trois envies d'activités se sont posées tranquillement :

 

✿ Fabriquer et vendre des cahiers personnalisés.

 

✿ Fabriquer ou faire fabriquer et vendre des bijoux en pierres naturelles (ma passion lorsque j'étais jeune fille).

 

✿ Être Praticienne Reiki.

 

Il y a deux ans, ce n'était pas évident de faire comprendre à mes enfants, à mes parents, à mon entourage que j'avais décidé de prendre du temps pour chercher mes envies puis que je lançais trois activités différentes et que je comptais bien en vivre.

 

J'ai dû gérer toutes leurs projections et leurs peurs qui venaient s'ajouter au manque de confiance que j'avais en moi.

 

Mon accompagnante était là et elle me répétait: "Tu auras plusieurs métiers, ils seront tous différents et tu vas t'éclater. Aie confiance en toi "

 

Aujourd'hui, ces trois activités sont posées, elles me correspondent totalement. Le statut Auto entrepreneur m'a permis de les lancer sans prendre de risques et même si je ne gagne pas énormément d'argent pour le moment, cette vie là me convient.

 

J'organise mon temps comme je veux, je peux être disponible pour mes enfants quand c'est nécessaire ce qui est important pour moi car j'en ai la garde.

 

Je me fais gentiment gronder par mes clients lorsque je réponds à leurs mails le dimanche. " Le dimanche, c'est fait pour se reposer, non ?" m'a-t-on écrit récemment. Je réponds que je me repose souvent, lorsque j'en ai besoin et en pleine semaine quelques fois.

 

Je me souviens avoir pensé, alors que les générations au dessus de moi brandissaient la menace de la retraite insignifiante que j'allai toucher, que mes choix me permettaient de travailler jusqu'à la fin de ma vie, tout en adorant ce que je fais.

 

Lorsque, enfin, je suis tombée sur cet excellent article de Camille Labro , grâce à Prune, j'ai ressenti un immense sentiment de plénitude et de gratitude.

Non, je ne suis pas seule dans ce cas, et d'ailleurs, la plupart de mes amis aujourd'hui ont quitté leur activité salariée. Ils sont indépendants et ont plusieurs jobs totalement différents eux aussi. 

 

Je ne regrette pas aujourd'hui:

- de m'être fait accompagner

- d'avoir fait ce choix de me lancer dans une activité indépendante

- de m'épanouir dans plusieurs jobs différents qui m'apportent un équilibre très satisfaisant.

 

 

 

Trois boulots sinon rien

SOCIÉTÉ – La routine les angoisse, le CDI les paralyse. Bienvenue chez les "slashers", des actifs qui cumulent les professions comme d'autres les mandats. Ces faux dilettantes assurent avoir fait le choix d'une vie professionnelle variée.Par Camille Labro / Illustrations Jeanne Detallante

" Cédric Couvez parle plus vite que son ombre, mais il lui faut tout de même dix minutes pour décliner l'éventail de ses activités professionnelles. DJ /chroniqueur télé/directeur artistique/conseiller marketing (il a monté sa société de consulting l'automne dernier) : il est un exemple type du " slasher ", néologisme anglophone récent qui se réfère à la barre oblique séparant ses différents métiers. Hyperactif, curieux et friand de défis, Cédric Couvez a toujours cumulé les casquettes :"Lorsque j'étais en CDI chez 20 Minutes [quotidien gratuit], ma vie professionnelle s'apparentait à une pizza : le salaire c'était la pâte, et mes autres activités les ingrédients de la garniture. Désormais, j'ai laissé tomber la pâte pour ne garder que les ingrédients. J'ai transformé la pizza en ratatouille !" Quelle que soit la recette, son emploi du temps change tous les jours. Ces temps-ci, il navigue entre la création du design sonore pour les boutiques de chaussures André et les platines des night-clubs parisiens branchés, en passant par la conception d'un bar chic pour fans de foot, et l'écriture d'un scénario.

Perpétuellement en mouvement, paniqué à l'idée d'être"enfermé dans un seul rôle", Cédric Couvez appartient à une nouvelle génération de travailleurs indépendants qui superposent les emplois, par choix plus que par nécessité. Un groupe d'actifs marginaux dont on commence à peine à entendre parler en France, qui ont pris de la bouteille grâce à la création de statuts juridiques simplifiés comme celui d'auto-entrepreneur (lancé en janvier 2009). Aux Etats-Unis, contrée des self-made-men et du self-employment, le phénomène a déjà fait couler beaucoup d'encre. Marci Alboher, auteur de One Person/Multiple Careers (Business Plus Imports, 2007, non traduit), est connue pour avoir popularisé le terme "slasher". Son ouvrage fait référence en la matière. " J'ai écrit ce livre,explique l'auteure / consultante / conférencière, après avoir constaté que de plus en plus de gens ne pouvaient plus répondre simplement à la question : "Que faites-vous dans la vie ?" Ce sont des personnes qui ont décidé de ne pas se cantonner à un métier, mais d'explorer des passions et des intérêts multiples. C'est comme un rêve d'enfant qui veut être peintre le matin et docteur l'après-midi." Et pourquoi ne pas être avocat et chanteur ? Instituteur et mannequin ? Comptable et prof de yoga ? Chaque "slasher" a son mode de fonctionnement propre, mais tous affirment avoir choisi, précisément, de ne pas choisir. OEuvrer dans divers domaines parallèles, pas forcément convergents, procure un sentiment de liberté et d'autonomie que peu de salariés à plein-temps connaissent. La plupart d'entre eux revendiquent d'ailleurs leur indépendance avec ardeur. " Je ne suis absolument pas en quête d'un CDI, lance Alexandra Hermel-Colineau, journaliste reporteur d'images et créatrice de vêtements pour enfants. Je tiens à préserver ma liberté, ne pas m'enfermer dans un job à la papa. " Idem pour Caroline Bongrand, une quarantenaire qui arbore un sacré pedigree (romancière / scénariste / journaliste / réalisatrice de documentaires / consultante pour un grand groupe de luxe et un label haute couture) : "J'ai toujours été montrée du doigt comme celle qui faisait n'importe quoi,raconte-t-elle, et on me refusait des jobs parce que je faisais "un peu de tout donc beaucoup de rien". Maintenant que ma crédibilité est établie, sans pour autant avoir été formatée, on m'offre des postes partout, mais je n'en veux pas !" L'eldorado du CDI serait-il révolu ? Les "slashers" sont-ils en train d'inventer un nouveau rapport à l'emploi et de nouveaux idéaux d'épanouissement de soi par le travail ? Marci Alboher en est convaincue. " Leur parcours est comme une tapisserie, assure-t-elle. Vous utilisez un morceau de vous, auquel vous cousez un autre, puis un autre, si bien qu'à la fin votre carrière est customisée, unique, parce que vous avez tissé ensemble tous ces fils qui n'appartiennent qu'à vous."

Côté sociologie du travail, on ne voit pas forcément ces évolutions d'un très bon oeil. Selon Dominique Meda, sociologue et directrice du Centre d'études de l'emploi (CEE), ces nouveaux types de carrière ne seraient que la conséquence de la précarisation de l'emploi, et renvoient "au fait que les contrats sont de plus en plus courts et les revenus tirés du travail de plus en plus faibles". Loïc Trabut, également au CEE, rappelle qu'il existe deux groupes pratiquant le cumul de métiers : une catégorie peu privilégiée, qui doit enchaîner les temps partiels pour subsister (agents de surface, aides à domicile, etc.), et un groupe plus favorisé, cultivé et diplômé, qui milite pour la pluridisciplinarité. On reconnaît là nos travailleurs multitâches. "L'un des métiers permettra une réalisation personnelle, analyse Trabut, tandis que l'autre garantira des revenus réguliers. C'est une manière de s'assurer une stabilité dans un univers professionnel de moins en moins stable."

Tel est le cas de Laurent Valentin, 43 ans, magicien par vocation qui a récemment ajouté la corde culinaire à son arc (il a passé son CAP cuisine il y a quatre ans) : " Le spectacle,explique l'illusionniste, c'est toujours incertain, et cela marche au coup par coup. La cuisine m'a permis de sécuriser une base, et de faire baisser le niveau de stress. "Ce mode de vie est-il un pur produit de la récession, où la débrouille est une condition de survie ? Le raccourci est un peu facile, et surtout très inexact. Marci Alboher tient à souligner qu'elle a réalisé son enquête entre 2005 et 2007, soit avant le début de la crise. Selon elle, ce début de xxie siècle offre un terrain particulièrement propice à l'ubiquité professionnelle. " Avec les avancées technologiques, l'informatisation de la société et la globalisation de l'information, tout est plus facile, rapide, à portée de main. On peut apprendre de nouvelles compétences en surfant sur le Net, accéder à toutes sortes de formations, et développer aisément de nouvelles identités professionnelles. "

Certes, après la crise des subprimes, son ouvrage a redoublé de succès, pour devenir un véritable " manuel de survie pour le nouveau monde ". Libres car non dépendants d'un employeur ou d'un revenu unique, les " slashers " sont apparus alors comme les mieux armés pour affronter la récession socio-économique planétaire. Ce sont aussi ceux qui gardent le sourire et de l'énergie à revendre quand la souffrance au travail devient par ailleurs un lieu commun.

Car ils s'éclatent ! Même s'ils bossent comme des fous. Et l'un ne va pas sans l'autre. " Je travaille tout le temps, confie Laurence Mahéo, styliste de mode / ostréicultrice / restauratrice. Quand je ne suis pas au restaurant je suis à la boutique ou à l'atelier. Et une fois par semaine, je vais en Bretagne sur mon chantier ostréicole. " Elle a d'abord multiplié les activités par " devoir familial " : son père ostréiculteur est mort brutalement en 2004 et elle a décidé de reprendre son exploitation, sans pour autant abandonner la mode. "C'est parfois un peu schizophrénique, mais je mets la même passion à produire mes huîtres bio qu'à créer les pièces uniques de mes collections et à imaginer le menu du resto." Alexandra Hermel-Colineau, quant à elle, fait ses reportages pour LCI ou M6 la journée, et travaille sur ses patrons de chemisettes et barboteuses tôt le matin ou tard le soir. Elle pilote désormais un atelier de confection dans le Sentier parisien pour créer les 1 200 pièces que vient de lui commander un gros acheteur américain. " J'adore passer d'une activité à l'autre, raconte-t-elle, même si ça donne un peu le tournis. C'est une aventure géniale, j'apprends des choses tous les jours. "

Malgré un volume horaire démentiel, auquel s'ajoutent souvent des contraintes familiales (toutes les femmes citées dans cet article ont des enfants), peu de "slashers" connaissent le burn-out. Car s'ils travaillent évidemment pour gagner leur vie, et que la pression est constante (les indépendants ont plus encore que les salariés la contrainte du résultat), ils accordent tout autant d'importance au -bien-être, à l'épanouissement et au plaisir. " La -notion de plaisir est essentielle, insiste -Caroline Bongrand, car plus on a de plaisir à faire ce qu'on fait, mieux on le fait ! " Une évidence apparemment trop souvent oubliée dans le monde de l'entreprise.

En France, où le modèle salarial reste malgré tout dominant, ces personnes font encore figure d'anomalies. Mais pour le sociologue Serge Guérin, ces travailleurs pluriels sont parfaitement en phase avec la " complexité " de l'époque : " Nous sommes entrés dans l'ère de la modernité évolutive où ni les savoirs, ni les identités, ni les statuts, ni les rôles ne sont définitivement acquis ou obligatoirement figés, écrit-il dans son ouvrage De l'Etat providence à l'Etat accompagnant(Michalon, 2010). La question de l'identité, ou plus exactement de la pluralité des identités que chacun est amené à tenir, est au centre de la problématique sociale. " Pour Serge Guérin, qui se dit lui-même " slasher " (sociologue /professeur en école de commerce / élu local /auteur, notamment d'ouvrages sur le chocolat et d'un manuel sportif pour les enfants), ces nouveaux modes d'emploi ne sont pas pour tout le monde, et beaucoup leur préféreront toujours la sécurité d'un poste fixe. Mais ceux qui ont opté pour la pluriactivité la considèrent comme " une richesse, qui permet de revendiquer et d'exprimer ses identités multiples ".

Et à ceux qui assimilent les personnes qui ont fait ce choix à des dilettantes, " touche-à-tout " donc " bonnes à rien ", de grands enfants qui refusent de devenir adultes et s'éparpillent par peur de l'engagement, Serge Guérin rétorque : " Poursuivre ses utopies et réaliser ses rêves est loin d'être infantile ! Cela demande au contraire beaucoup d'audace et un grand sens des responsabilités. Rien ne dit que le choix de la maturité soit celui d'une carrière linéaire et normative... " Il s'est beaucoup penché sur la question des retraites et du problème de l'âge au travail. Aujourd'hui, il est convaincu que la pluridisciplinarité pourrait aider à sortir de l'impasse : " L'idée de spécialisation est terriblement enracinée en France. Mais quand on n'a fait qu'une seule chose toute sa vie, on finit par être viré lorsqu'on devient trop vieux et trop cher, et remplacé par un clone. " La pluralité des compétences assure une formation permanente et une capacité de rebond unique. Hors normes, ces mutants du monde du travail ne sont pas encore compris ni intégrés au système social. " Mais ce n'est pas à nous de nous adapter au système, s'insurge le sociologue, c'est au système de s'adapter ! Il faut tendre à une société plus créative, plus ouverte, qui soutienne ces modèles en devenir. " Car si le modèle du " slasher " n'est certes pas l'avenir de tous, les " slashers ", c'est sûr, ont de l'avenir."

 

No regrets !

Par Florence - Publié dans : FOOD FOR THOUGHT - Communauté : Tout change
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 17:04

 

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Bonjour je m'appelle Florence et je suis une maniaque du (joli) rangement, des belles étiquettes, du recyclage et du confort en voyage.

 

On ne dirait pas comme cela, mais il y a un lien j'vous jure ... Marie-Thérèse ne jurez pas.

 

Grâce à ce tutoriel génial découvert  sur le joli blog "A l'ombre du marronnier", j'ai appris à transformer du masking tape (acheté chez Lovely Tape) de couleur claire en étiquettes.

 

La technique est ultra simple, j'imprime une page avec une jolie typo, sur une imprimante jet d'encre.


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Ensuite, je pose mon masking tape sur le mot à imprimer et je maroufle (c'est le terme technique) avec mon ongle ou mieux un plioir en résine. Je décolle et oh magie, ce mot est imprimé sur le masking tape et peut ensuite être collé sur n'importe quel support. 


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Des emballages cadeaux, par exemple

 

 

Mais le truc qui m'a le plus excitée, c'est de coller ces étiquettes sur les flacons que je recycle.

 

En effet, lorsque je pars en voyage et que je sais qu'il n'y aura pas sur place ces délicieuses petits choses:

 

 

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Je transvase mon savon liquide chéri (odeur divine) , spécial "Muqueuses sensibles ^ ^ mais pas que "  et qui me sert à tout (même de lessive) :


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et mon shampoing Bio :

 

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Enfin, pour éviter tout débordement, je scotche les extrémités:

 

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Prochaine cible, ça je pense :

 

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(Va faire la différence entre du boulgour fin et du sucre bio)


Par Florence - Publié dans : BONS PLANS
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 12:03

 

Mon envie et mes voeux pour vous :


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(et pour moi ^ ^)


♥  Bonne année 2012  ♥


Par Florence - Publié dans : ACTU - Communauté : Agent du bonheur
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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 18:00

 

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En ce moment, je joue la Mère Noël sur mon site des Cahiers d'Amour.

 

Vous pouvez jouer en cliquant sur les liens ci dessous et en laissant un commentaire sous le billet correspondant au cadeau à gagner :

 

 

Le joli protège passeport :

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Le bloc notes looké :


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Vous avez encore 2 jours pour participer.

(Yesss ...)


✯  Joyeux Noël à tous  ✯


Par Florence - Publié dans : BONS PLANS - Communauté : Agent du bonheur
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 22:53

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Chaque année, au moment de préparer Noël, j'ai les yeux grands ouverts prêts à découvrir l'idée, l'objet qui me fera frémir.

 

Cette année, contre toute attente, j'ai découvert mon millesime 2011 chez Gibert jeune (Place Saint Michel à Paris).


Il s'agit de feuilles de papier cadeau d'un raffinement et d'une beauté incroyables. Ces papier sont épais, gaufrés (formes et détails en reliefs) , dorés et argentés.

 

" Tu es sûre que tu vas les utiliser pour emballer tes cadeaux ?"

" Tu pourrais faire encadrer celui avec les anges ! "

 

Me disent mes visiteurs.


 (Ok, je les montre à toute personne franchissant le seuil de la maison, tellement je suis enthousiaste à leur sujet ^ ^)

 

 

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2.80 € de plaisir des yeux

(cette qualité coûte le double ailleurs)

 

Si vous voulez des idées créatives pour vos paquets, direction Pinterest.

 

Chez Grace Leo vous trouverez de jolies étiquettes de Noël à imprimer.


D'autres modèles également chez Eat, drink, chic.

 

Enfin, super billet de Camille sur Ecolo-info pour emballer green.

 

✭  Bon préparatifs de Noël  ✭ 


Par Florence - Publié dans : BONS PLANS - Communauté : MADE WITH ♥
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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 23:29

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A première vue, cela ressemblait à un mail vraiment pas très sympathique.

 

Mais finalement, après quelques respirations et un gros recentrage, j'ai compris que le mail de ce professeur était un merveilleux cadeau car il m'a fait comprendre, par opposition, ce qu'était la vraie transmission.

 

 

J'ai beaucoup été entourée par le passé de personnes qui, sans en avoir conscience, transmettaient avec des élastiques de rappel.

 

Je te transmets un savoir, mais je te donne la moitié des informations ou bien d'une manière compliquée.


Je te transmets une technique, mais je refuse que tu gagnes de l'argent avec et si c'est le cas, je te le reproche. 

 

Je te transmets des connaissances mais je te demande une reconnaissance éternelle ou que tu achètes tous mes bouquins etc ...

 

Je te transmets mais je refuse que tu transmettes à ton tour.  

 

Ce besoin de contrôle ou cette demande d'échange sont très rigolos à observer lorsque vous demandez une recette de cuisine. Cela donne:

 

" Je te la donne à toi, mais je te demande de ne pas la donner à quelqu'un d'autre" (besoin de contrôle)

 

" Je te la donne à toi, mais je te demande de ne pas la faire à nos amis communs" (oh, le joli contrôle)

 

"Les proportions ? oh, je fais cela au pif !" (à une apprentie cuisinière)

 

 

Aujourd'hui, je suis entourée de vrais transmetteurs, de personnes généreuses qui partagent leur savoir, leurs compréhensions, leurs compétences sans élastiques de rappel.

Ils facturent leurs cours mais n'ont pas besoin de contrôler ce qui se passe ensuite. Ils ont souvent des blogs dans lesquels tout le monde peut trouver de vrais contenus (dans mes liens, colonne de droite ^ ^). Ils sont dans le don, ils ont dépassé leur peur d'être dépossédés et ils ont une vraie joie à transmettre.

 

 

Vous savez, pour reprendre l'exemple de la recette de cuisine, c'est l'ami(e) qui a photocopié la recette en ajoutant à la main l'ingrédient qui change tout (merci Argentine ❦)  et qui vous explique le tour de main indispensable pour bien la réussir (merci Nath ❦)

 

 

Dans ce cas, c'est une vraie transmission, généreuse et sans demande d'échange ou sans besoin de contrôle.


La question principale est de savoir pourquoi j'ai vécu cet épisode pas très cool.

 

Aurais je besoin de continuer à travailler sur mes peurs, par hasard ? 


OUIIII :-)

 

 

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Par Florence - Publié dans : FOOD FOR THOUGHT - Communauté : MON CHEMIN POUR ALLER MIEUX
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Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 22:27

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Le truc lorsque l'on est frileuse comme moi, c'est de trouver un maximum de plans pour avoir chaud l'hiver. 


Le principe est de choisir de la laine plutôt que des matières synthétiques, mon problème étant que je n'aime que le cachemire la laine douce.

 

 

 

Mon premier bon plan de cette saison a été d'investir dans ce collant génial de chez Falke


Il est en laine mérinos ultra fine, il est doux (ils ont réussi à mettre du coton à l'intérieur) et il tient vraiment chaud.

La ceinture, large et douce,  ne comprime pas du tout le ventre.

Il existe dans plein de couleurs différentes, et il ne bouge pas au lavage, bref c'est la qualité Falke (qui a un prix, certes).

 


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Collant "Softmerino" Falke

33 €

 

 

Mon deuxième achat pour l'hiver sont ces "Cottage sock" de chez Falke, elles sont, elles aussi (0% glamour mais tellement cosy), toutes douces et tiennent bien chaud.


 

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"Cottage Socks" Falke

Cuir

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44 €

 

 

 

Enfin, je m'équipe en gilet longs, en laine.

Mes préférés cette saison, viennent de chez Boden (BCBG en anglais ^ ^), une marque de vente par correspondance British et colorée qui a débarqué en France cette année.


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J'adore le ton , les valeurs, les coloris pétillants et la qualité des produits de cette marque. 

 

Enfin un peu de couleur et de chaleur dans ma garde robe ...


Par Florence - Publié dans : BONS PLANS
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Dimanche 6 novembre 2011 7 06 /11 /Nov /2011 16:31

 

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Crédit photo: Miles Aldridge

 

C'est un très joli nom de bateau frégate, une sculpture très connue

et puis, c'est aussi moi quelqu'un que je connais bien ...

 

Un enfermement


Alors que j'étais encore récemment en pleine bouderie réflexion, je suis tombée (merci la vie) sur cet article qui décrypte parfaitement le fonctionnement, les émotions et les conséquence de cet enfermement.

 

"On vous a heurté, on vous a blessé ou du  moins, vous avez cru l’être. Et votre amour-propre est à vif. Aussitôt vos traits se contractent, vous vous repliez sur vous-même et la muraille d’hostilité se ferme autour de vous.

Pour peu que vous soyez enclin à ce défaut, vous n’avez manqué de remarquer que la bouderie est une arme dangereuse dont un tranchant est tourné contre votre entourage et l’autre tranchant tourné contre vous. En boudant, vous vous retirez du milieu social ou familial, vous vous mettez délibérément en quarantaine.

Pour punir les autres d’un méfait souvent illusoire, vous vous punissez d’abord le premier. Dès que vous avez constaté un froissement et que vous sentez venir la vague de bouderie, ne cédez pas à ce sentiment, car il se fortifie à mesure qu’il est installé.

Faites taire d’office votre amour-propre irrité. Ne le laissez pas proférer une seule syllabe. En imposant d’emblée silence à l’amour-propre, vous coupez les ailes à la bouderie avant qu’elle ait pris essor. Mais si la bouderie est plus forte que vous et vous isole du monde, gardez-vous de l’alimenter par des pensées de dépit.

Prenez aussitôt un livre. Ou plongez-vous sans délai dans quelque travail mental. À peine votre esprit se sera-t-il détourné de l’objet de sa prévention, que molliront les fibres de la rancune. Et vous serez étonné du peu de consistance de vos griefs. Lorsque vous aurez fait cette constatation, n’hésitez pas. Allez aborder votre entourage et faites-lui la surprise d’un visage et ouvert. Les pires champs de glace fondront au contact de votre sourire."

 Source : Georges Barbarin, Le livre de chevet, 1984

Via le merveilleux site: "La petite douceur du coeur"

 

Parler pour en sortir


A la fin de ma lecture, j'ai eu une espèce de déclic, la volonté en tout cas d'arrêter ce mode de fonctionnement et de trouver une solution.

En ce qui me concerne, l'effort qui m'est demandé dans ce cas là est de réussir à partager, à dire ou à écrire. 

Le deuxième challenge étant d'arriver à verbaliser mes émotions d'une manière douce et juste.

 

 

Mais avec une parole juste


Je me suis alors souvenue des principes de la communication non violente et je suis partie à la recherche d'un article synthétique sur le sujet.

 

C'est à nouveau sur un site québécois que j'ai trouvé mon bonheur:


" Que ce soit au quotidien dans les rapports familiaux ou professionnels ou à plus large échelle dans des interactions politiques, économiques ou sociales, la violence naît de l'absence de bienveillance à l'égard de soi-même et des autres.

« TOUTE critique, tout jugement à l'égard d'autrui n'est que l'expression d'un besoin non satisfait.» Telle est la conviction de Marshall B. Rosenberg, psychologue américain fondateur de la «communication non violente» (CNV). La CNV est actuellement considérée comme une méthode qui a fait ses preuves dans le domaine de la résolution de conflits: bien comprise et appliquée selon quelques règles fort simples, elle offre les moyens de désamorcer rapidement le processus de la violence et permet à la personne «agressée» de se connecter réellement à son interlocuteur (agresseur).


Le langage «girafe» 

«Tu fais exprès de rentrer toujours aussi tard et de me faire attendre avec le souper», fulmine l'épouse excédée.
«Vous pourriez arrêter de me sonner toutes les dix minutes alors que vous savez très bien que je suis débordée», explose l'infirmière face au patient.
«Lui? De toute façon ce n'est qu'un malade mental», affirme cette jeune femme après une altercation avec son père.
Toutes ces phrases sont l'expression d'une relation biaisée à l'autre, basée à la fois sur des rapports de pouvoir et sur une insatisfaction latente. Marshall Rosenberg appelle ce type de rapports le «fonctionnement chacal», c'est-à-dire un fonctionnement fondé sur l'attente, le contrôle et la culpabilisation. «Je veux que tu fasses ce que j'attends de toi, sinon cela signifie que tu ne m'aimes pas» est un exemple-type de ce schéma de fonctionnement.
Au chacal, on peut par contre répondre en langage « girafe », cet animal symbolique ayant été choisi parce qu'il est le mammifère doté du cœur le plus gros. Le langage «girafe» est un langage de bienveillance, de non jugement et d'empathie par lequel on se met à l'écoute de ses besoins profonds et de ceux de son interlocuteur.


La démarche de la CNV
La démarche de la communication non violente se résume en quatre points:
j'observe un comportement concret qui affecte mon bien-être
je réagis à ce comportement par un sentiment
je cerne les désirs, besoins ou valeurs qui ont éveillé ce sentiment
je demande à l'autre des actions concrètes qui contribueront à mon bien-être.
Le premier point mérite quelques explications, car nous avons tendance à procéder à des évaluations plutôt qu'à des observations. A titre d'exemple, quelques phrases que l'on entend fréquemment:
Pierre écrit très mal
Jacques est un mauvais footballeur
Tu n'es jamais à l'heure
Chacune de ces affirmations comprend une évaluation. Voici ce qu'elles donneraient s'il s'agissait vraiment d'observations:
Je n'arrive pas à déchiffrer l'écriture de Pierre
En vingt matches, je n'ai pas vu Jacques marquer un seul but
Je dois souvent t'attendre lorsque je viens te chercher
Je réagis à ce comportement par un sentiment. Ici, il importe de ne pas se tromper sur ce qu'est un sentiment et de veiller à ne pas utiliser des mots qui sont en réalité des interprétations de ce que l'autre nous fait ou des jugements que l'on porte sur soi.
En disant «je dois souvent t'attendre lorsque je viens te chercher», je peux me sentir énervé, ennuyé, contrarié, chagriné, amer ou encore résigné, soit.
Mais si j'ai l'impression d'être déconsidéré, ignoré, méprisé ou négligé, je me livre à une interprétation de l'attitude de l'autre qui n'est peut-être en rien conforme à la réalité.
Je cerne les besoins, désirs ou valeurs qui ont éveillé ce sentiment. Dans la situation évoquée ici, la personne aurait simplement besoin de ne pas perdre chaque jour son temps à attendre. Une fois ce besoin identifié, la demande sera facile à formuler: «Je souhaiterais que tu sois à l'heure lorsque je viens te chercher, parce que cela m'ennuie de perdre mon temps.»


Le pouvoir des mots
La Communication non violente est fondée sur l'idée que les rapports de pouvoir entre les êtres humains n’ont aucune raison d’être. Malheureusement, l’immense majorité des gens ont été éduqués conformément à un moule dans lequel tout était soumis à des rapports de pouvoir – celui-ci étant incarné par différentes autorités. Parents, école, église, armée, parti politique, monde professionnel : partout les rapports sont hiérarchisés et le fonctionnement des diverses institutions est calqué sur un schéma identique : ce que l’on fait est juste ou faux, bien ou mal, stupide ou intelligent, permis ou défendu.
«Nous vivons ainsi notre vie avec des schémas plein la tête; ceux-ci font de nous des marionnettes, des morts-vivants. Incapables d'écouter nos besoins profonds et ceux des personnes que nous sommes amenés à côtoyer, nous ne pouvons que cataloguer, critiquer, juger et nous enfermer nous-mêmes dans un monde de chacals», argumente Marshall Rosenberg.
Or comment peut-on dire qu'une action est juste ou fausse? La seule question pertinente à se poser est de savoir ce qui a motivé cette personne à choisir tel ou tel comportement dans une situation donnée. Les mots que l'on prononce peuvent ériger des murs entre les gens; ils peuvent aussi ouvrir des fenêtres et rendre la communication non seulement possible, mais enrichissante pour les deux parties.


Changer d'oreilles
Au cours des nombreux séminaires et cours qu'il organise dans le monde entier, Marshall Rosenberg illustre ses propos en utilisant des «oreilles de girafe» et des «oreilles de chacal» qu'il met sur sa tête au moment où il interprète l'une ou l'autre attitude. Les oreilles de girafe sont de grandes oreilles attentives et ouvertes, qui savent
déchiffrer un besoin au-delà des mots. Alors que le chacal n'entend que la critique et réplique du tac au tac, provoquant l'engrenage de la violence. Ainsi lorsque l'infirmière dit au patient «vous pourriez arrêter de me sonner toutes les dix minutes, alors que vous savez très bien que je suis débordée», le patient, au lieu de se sentir agressé et dévalorisé, peut entendre derrière cette remarque: «je suis épuisée, cela me peine de ne pouvoir répondre à votre demande, mais j'ai besoin d'un peu de répit».
Cette nouvelle manière d'écouter porte ses fruits, comme l'illustrent les différentes situations évoquées dans cet article.

L'inutile punition
Les principes de la CNV sont applicables à tout moment dans des situations quotidiennes pas forcément dramatiques, où ils peuvent contribuer à faciliter les relations humaines. Mais cette méthode porte également ses fruits dans de multiples domaines où l'on a parfois l'impression d'être dans l'impasse. Marshall Rosenberg intervient régulièrement en tant que «diplomate de la paix» dans des régions du globe où des populations s'entre-déchirent (Moyen-Orient, Europe de l'Est, Afrique) ou auprès de groupes de population dits «à problèmes», jeunes marginalisés, prisonniers ou encore pédophiles. Son rôle consiste alors à confronter les acteurs du conflit, par exemple l'assassin avec le conjoint ou le parent de la victime. L'objectif étant de permettre à l'un et à l'autre d'écouter et de parler «en girafe», de se connecter aux besoins de l'autre qui ne sont la plupart du temps que l'expression d'une souffrance et d'un désarroi profonds.
«On entend souvent dire qu'il ne sert à rien de punir, et on sait que c'est vrai.
Et pourtant, nos sociétés ne connaissent que ce mode de fonctionnement. Les prisons américaines (parmi d'autres) sont pleines à craquer, et nul ne sait que faire de ces détenus. Le bon ordre moral veut que le malfaiteur soit châtié: mais c'est totalement inutile», constate Rosenberg. 
Il en va de même pour l'école: plus la discipline est «de fer» et plus les insoumis sont «corrigés», plus les chances de voir les rapports de violence s'installer sont grandes. Conscients de cette réalité, plusieurs pays ont déjà ouvert des écoles entièrement fondées sur les principes de la CNV, en Israël, en Palestine, en Italie, en Serbie et aux Etats-Unis.

Ne pas confondre: empathie et syndrome du sauveteur
Dans la démarche de la communication non violente, un élément primordial entre en considération, à savoir l'empathie. Ce terme a été utilisé un peu à toutes les sauces depuis plus d'une décennie et a donné lieu à de fausses interprétations.
Première règle d'or: «Lorsqu'on cherche à se mettre dans le rôle du guérisseur, on bloque la guérison.» La véritable empathie consiste à se dégager de la responsabilité de la douleur de l'autre et de la responsabilité de devoir guérir la douleur de l'autre. Pour qu'il y ait une connexion empathique, toute pensée doit être absente, seul importe le moment présent.
«Ma formation de psychologue clinicien m'a desservi dans ce domaine, parce qu'on m'avait appris à analyser. Lorsque j'ai découvert la puissance de l'empathie, je travaillais dans un hôpital psychiatrique. J'ai alors simplement cessé de lire les dossiers des patients», relève Marshall Rosenberg.
Une attitude empathique n'implique nullement qu'il faille parler, questionner. Un regard sans crainte, sans reproche suffira, tandis qu'on focalisera son attention sur le cœur de la personne, uniquement. Le sentiment de bien-être qui s'installe chez celui qui reçoit de l'empathie lui permettra alors d'exprimer besoins et demandes."

 

Une question d'éthique
Dans son introduction au livre de Marshall Rosenberg (lire encadré), Charles Rojzman écrit ceci: «Aujourd'hui, face aux dangers qui nous menacent, une nouvelle éthique est nécessaire: l'éthique du souci de soi, des autres, de tous les êtres vivants qui demandent à être protégés et soignés. D'une éthique de la responsabilité, de la sollicitude et de la compassion. Il nous faut comprendre que les changements institutionnels, politiques, économiques, si nécessaires, ne seront possibles que dans la mesure où les êtres humains accéderont à l'autonomie et à la responsabilité.»
Faire connaître la CNV et l'appliquer à l'ensemble de nos relations, c'est faire un pas vers un mode de vie dont les critiques, jugements, étiquettes, les «toujours» et les «jamais» sont bannis. C'est choisir un art de vivre qui permet d'écouter les autres sans ennui, sans colère, mais avec bienveillance et plaisir. "

Source: Brigitte Longerich via le site Alchymed.com

 

Allez, va pour Florence la girafe ...

 


 

Par Florence - Publié dans : FOOD FOR THOUGHT - Communauté : MON CHEMIN POUR ALLER MIEUX
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Crédit Photo: Constance Bouxom

floboux@gmail.com

 

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